Chaussures de ski homme et femme, quelles différences ?

En 1968, les premières chaussures de ski pour femme (la Competite de Lange) a vu le jour et depuis, les gammes se perfectionnent et proposent des modèles adaptés à tous les niveaux et toutes les pratiques. De plus en plus performantes et confortables, ces chaussures féminines se distinguent véritablement des modèles masculins, mais quelles sont leurs différences ?

Des morphologies différentes

Avant d’en savoir plus, il est opportun de se pencher sur les caractéristiques anatomiques des femmes pour comprendre pourquoi des modèles de chaussures de ski spécifiques leur sont consacrés.

– Contrairement aux hommes, les femmes possèdent un bassin plus large pour pouvoir enfanter, et qui présente une légère inclinaison vers l’avant. De plus, les ratios longueur de buste / longueur fémur / longueur tibia-péroné sont bien différents, avec notamment un segment de la partie basse de la jambe bien plus court qui demande plus d’effort pour fléchir les chevilles et les genoux.

– Les masses corporelles ne sont pas réparties de la même manière, tandis que le centre de gravité est positionné plus bas et en arrière que celui des hommes.

– Au niveau du pied, les femmes possèdent souvent un pied plus court et plus fin que l’homme, particulièrement au niveau du talon. Le coup de pied peut aussi être plus bombé et l’arche plantaire un peu plus cambrée et longue que l’homme.

– Au niveau musculaire, le mollet s’insère bien souvent plus bas sur le péroné que chez l’homme.

– Au niveau de la circulation sanguine, le retour veineux est globalement moins efficace chez la femme, et plus fluctuant sous l’influence des hormones, ce qui engendre une mauvaise circulation donc un refroidissement plus rapide.

Des chaussures de ski aux spécificités adaptées

Après avoir intégré ces différences morphologiques, les fabricants ont élaboré des chaussures de ski pour femmes avec des composants adaptés. De la coque aux serrages, tout a été revisité.

– Une tige plus courte : pour fournir moins d’effort pour fléchir la cheville et limiter les forces qui s’exercent sur l’articulation du genou. Le mouvement est plus efficace et la fatigue réduite.

– Un collier découpé au niveau du mollet : pour s’adapter à la forme du mollet de la skieuse et offrir plus de confort.

– Une largeur plus fine et un volume coup de pied plus important : la largeur de la coque n’est pas forcément plus étroite que les modèles masculins mais les fabricants utilisent des sabots (partie basse de la coque) plus fins pour permettre une bonne transmission des appuis. Pour le coup de pied, les chaussures gagnent en volume au niveau du chausson ou mieux, de la coque, pour diminuer les points de pression et améliorer la circulation sanguine. On peut aussi souligner que la boite à orteils est souvent plus petite et plus chaude.

Une languette plus généreuse : pour améliorer l’amorti sur les tibias.

Un chausson morphologique et isolé : c’est le composant le plus travaillé pour répondre aux spécificités féminines. Tige évasée, chaussant plus fin, coup de pied plus volumineux, talon étroit, tendon d’Achille enveloppé, malléoles marquées,… le chausson épouse parfaitement le pied féminin pour un maximum de confort et de réactivité. De plus, il est souvent fabriqué en tissus isolants type Thinsulate ou Polartec pour garder le pied au chaud.

Une semelle de fond de coque retravaillée : le talon légèrement surélevé permet d’avancer le centre de gravité des skieuses pour un meilleur contrôle des skis, tandis qu’un empiècement absorbant sous le talon offre plus de confort et de stabilité.

Mais aussi, une entrée facilitée, des boucles anatomiques et des couleurs vives !

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